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| L'autoportrait d'Emilio Baz Viaud, 1935 |
Bien que les personnages d'homosexuels apparaissent dans les films depuis au moins les années 1920 en Amérique Latine, il faut attendre la fin du XXe siècle pour qu'émerge un véritable cinéma LGBT.
Encore dans les années 1970, on trouvait ainsi, dans le cinéma populaire mexicain ayant pour thème la vie nocturne, les cabarets et les femmes de mauvaise vie, des personnages homosexuels qui apparaissaient le plus souvent dans des rôles secondaires ou caricaturés. Pourtant, à cette époque, émerge une façon plus frontale d'aborder le thème. Un film va marquer la période : El lugar sin límites, réalisé en 1978 par Arturo Ripstein. On y voit un personnage provocant qui défend sa dignité dans un espace marginal et patriarcal : La Manuela, un homme qui se travestit et se prostitue. C'est sans doute le premier film mexicain où l'on voit deux hommes s'embrasser.
Durant les années 1980, le cinéma commence à faire une autre place à l'homosexualité. Ainsi, deux films vont marquer le cinéma argentin : Adiós Roberto (1985) d’Enrique Dawi et Otra historia de amor (1986) d’Américo Ortiz de Zárate. A Cuba où les homosexuels ont longtemps fait l'objet de programme de rééducation, le cinéma prend position : en 1983, Néstor Almendro réalise le documentaire Conducta impropia et donne la parole à des intellectuels qui dénoncent cette répression. Au Mexique, le documentaire de Paul Leduc sur Frida Kahlo n'occulte pas le lesbianisme de l'artiste : Frida, naturaleza viva (1986). Deux réalisateurs vont dominer la décennie : Le Mexicain Jaime Humberto Hermosillo qui réalise, en 1984, Doña Herlinda y su hijo et, surtout, le Brésilien Hector Babenco à qui on doit El beso de la mujer araña (Le Baiser de la femme-araignée, 1985). Dans ce dernier film, deux prisonniers enfermés dans une même cellule vont peu à peu se comprendre et s'aimer : Molina, un homosexuel effeminé condamné pour détournement de mineurs et Valentín, un hétérosexuel, arrêté pour raison politique.
La décennie suivante, des progrès sont encore faits. A Cuba, sort Fresa y chocolate (1993) de Tomás Gutiérrez Alea et Juan Carlos Tabío, un film qui parle ouvertement de l'homosexualité et défend le respect des différences. En Colombie, Víctor Gaviria, dans La Petite Marchande de roses (1998), montre une relation lesbienne entre deux adolescentes. En Uruguay, Aldo Garay offre un portrait plein d'humanité de trois travestis dans un film documentaire : Yo, la más tremendo (1995).
Au tournant du siècle, on observe un boom du cinéma LGBT. En 2000, sort La Vierge des tueurs (La Virgen de los sicarios) de Barbet Schroeder et Plata quemada (Vies brûlées) de Marcelo Piñeyro; L'année suivante, Karim Aïnouz, avec Madame Satã, offre un flamboyant personnage de travesti criminel. En 2002, le Mexicain Jaime Humberto Hermosillo réalise eXXXorcismos. En 2005, Un año sin amor d'Anahí Berneri aborde le thème du sida, thème déjà abordé dans Carandiru de Héctor Babenco en 2003. En 2007, le beau film en noir et blanc de Santiago Otheguy, La León, joue subtilement sur les oppositions entre dominant et dominé.
La dernière décennie est marquée par de belles réussites. En 2011, l'Argentin Marco Berger remporte le Teddy Award avec Ausente (Absent). En 2015, Un hombre nuevo d'Aldo Garay reçoit le prix Teddy Award pour le meilleur documentaire au Festival de Berlín et Les Amants de Caracas (Desde allá) de Lorenzo Vigas reçoit le Lion d'or lors de la Mostra de Venise. Et, en 2017, Une femme fantastique (Una mujer fantástica) réalisé par Sebastián Lelio remporte l'Ours d'argent du meilleur scénario et le Teddy Award du meilleur film. Il obtient également l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.
Le cinéma latino-américain reflète et accompagne l'évolution des mentalités en matière d'acceptation de l'homosexualité. Évolution dont rend compte, par exemple, le documentaire de Didier Mauro, Cuba, une révolution des sexualités, qui montre que dans ce pays, désormais, les homosexuels, transgenres et transsexuels sont protégés et que l'état prend même en charge les opérations nécessaires aux personnes désirant changer de sexe.
Si l'homosexualité masculine est la plus représentée, le cinéma latino-américain permet d'aborder la thématique LGBT dans toute sa diversité et fait la part belle à la question de la construction de son identité sexuelle.
Ainsi, des documentaires offrent des portraits vrais et humains du travesti : Mariposas en el andamio de Luis Felipe Bernazza y Margaret Gilpin (Cuba, 1995); Muxes : auténticas, intrépidas y buscadoras de peligro de Alejandra Islas (Mexique, 2005); Hotel Gondolín de Fernando López Escrivá (Argentine, 2005). Il faut souligner la valeur particulière du travail de l'Uruguayen Aldo Garay qui est revenu plusieurs fois sur cette thématique : Yo, la más tremendo (1995), Mi gringa, retrato inconcluso (2002) et Un Hombre nuevo (2015). Il a suivi pendant plus de vingt ans le protagoniste de son dernier film et offre ainsi autant un portrait touchant d'un homme transgenre qu'une image de la société, des années 1970 jusqu'à aujourd'hui, où celui-ci a du s'affirmer. Du côté de la fiction, les personnages de transsexuels ne sont plus cantonnés à des rôles secondaires mais deviennent des protagonistes à part entière. Ainsi de Molina dans Le baiser de la femme-araignée dont la complexité est un élément fondamental de l'histoire ou de Marina dans Une femme fantastique dont le combat pour la dignité est d'autant plus efficace que l'actrice a apporté l'expérience de son propre vécu à l'élaboration du personnage.
Le lesbianisme est abordé de manière militante dans le documentaire Lesbianas de Buenos Aires de Santiago García (2002) qui donne à voir tout un pan invisibilisé de la société argentine. Des fictions aussi traitent de ce sujet comme le film Tan de repente (2002) de Diego Lerman inspiré d'un récit de César Aira où une jeune vendeuse à la vie ingrate et ennuyeuse est entraînée de force dans un road movie imprévisible par deux lesbiennes punks : Mao et Lenin. En 2009, sort El niño pez de Lucía Puenzo qui raconte l'amour fou de Lala, fille de bonne famille argentine pour La Guayi, jeune et jolie paraguayenne au service de ses parents. On peut citer aussi Flores raras (Reaching for the Moon, 2013), film biographique de Bruno Barreto qui revient sur la relation de la poétesse américaine Elizabeth Bishop et de l'architecte brésilienne Lota de Macedo Soares. Et, encore, Dólares de Arena (Les Dollars des sables, 2014), réalisé par Laura Amelia Guzmán et Israel Cárdenas, qui raconte la relation d'une prostituée dominicaine avec une des ses clientes. Enfin, on peut mentionner La luciérnaga (2015) d'Ana Maria Hermida : Après la mort d'un jeune homme le jour de son mariage, sa sœur et sa mariée en deuil se rapprochent. On peut ajouter à cette courte liste, un film chicano sorti en 2012 : Mosquita y Mari, réalisé par Aurora Guerrero. Un film qui raconte la naissance d'une relation amoureuse entre deux jeunes filles d'une communauté latino de Los Angeles.
Enfin, il faut souligner l'existence de films qui traitent de la question délicate de l'ambiguïté génitale. Ainsi de XXY (2007) de Lucía Puenzo qui met en scène un personnage d'hermaphrodite ou de El último verano de la boyita (2009) de Julia Solomonoff qui présente un garçon qui n'en est pas tout à fait un.
Si dans ces deux derniers films la question de la construction de l'identité sexuelle est montrée à travers des cas extrêmes, nombre de films s'arrêtent sur les premiers émois amoureux, l'époque où on découvre sa sexualité et on l'interroge. C'est un thème que l'on rencontre dans le cinéma de Lucrecia Martel (La ciénaga, 2001) ou dans celui d'Alfonso Cuarón (Y tu mamá también, 2001) mais d'autres films sont centrés sur ce questionnement. Dans Las niñas (2007) de Rodrigo Marín sont mises en scène deux jeunes femme aux prises avec les tensions de leur sensualité qui se découvrent peu à peu. Dans Navidad (2009) de Sebastián Lelio, un couple de lycéen, Alejandro et Aurora, est attiré par une jeune fille de seize ans qui s'est enfuie de chez elle. Dans The Nest, mini-série brésilienne de Filipe Matzembacher et Marcio Reolon, on suit le parcours d'un jeune gay de 19 ans qui ne s’assume pas encore. On doit aux mêmes réalisateurs, en 2014, Beira Mar construit à partir de leur mémoire commune de cette plage brésilienne où ils ont grandi avant de s’y rencontrer adolescents. En 2019, un autre film reprend le thème de l'ambiguïté entre amour et amitié à l'âge des transformations : Mon meilleur ami de Martín Deus. Et c'est encore ce thème que l'on retrouve dans Al cielo (2012) de Diego Prado.
La recherche de son identité sexuelle passe par un questionnement des modèles normés et, notamment, par une déconstruction du machisme si présent dans la culture latino-américaine. C'est ce problème qui est soulevé, en 1977, dans El lugar sin límites d'Arturo Ripstein où les personnages évoluent entre un machisme extrême et des pulsions homosexuelles : L’ambiguïté réside dans le machisme apparent et brutal de Pancho qui répond au baiser de La Manuela, le travesti du village, ce qui entraîne un dénouement dramatique. On retrouve cette même problématique dans La León de Santiago Otheguy : Le personnage homosexuel y est harcelé par un homme violent et autoritaire dont l’ambiguïté des sentiments est suggérée dans une scène homoérotique. L'interrogation violente que fait subir cet homme viril à l'homosexuel revient alors à un questionnement de sa propre sexualité. Dans Plus jamais seul (2016), le réalisateur Alex Anwandter part d'un fait divers, un meurtre homophobe : Fasciné par le monde des cabarets, Pablo vit son homosexualité dans le plus grand secret, surtout vis-à-vis de son père. Et, c'est justement cette figure du père et les valeurs sociétales qu'il porte que le film interroge. Enfin, une place à part peut être faite à Retablo (Mon père, 2007), un film du Péruvien Álvaro Delgado-Aparicio où un jeune garçon du milieu rural des Andes qui apprend de son père l'art de composer des retables voit son sentiment de filiation perturbé le jour où il découvre l'homosexualité de celui-ci.
La violence dont font l'objet ceux qui ne peuvent se plier aux normes sexuelles socialement acceptées transparaît dans la production cinématographique. Cette marginalisation y est souvent accentuée par d'autres aspects de la marginalisation sociale.
Ainsi, l’homophobie est une thématique forte de la série The Nest. Pour la contrer, le héros rencontre d’autres jeunes qui s’affirment haut et fort, avec leurs coiffures colorées et leurs tenues non-genrées, ce qui lui permet de s'affirmer davantage peu à peu. On la retrouve amplement traitée dans Tu me manques (2019) de Rodrigo Bellott qui adapte sa propre pièce de théâtre. Cette pièce, qui traite du suicide d'un jeune homosexuel et qui rend compte de la honte, de la solitude, de la difficulté à s'assumer mais aussi de l'amour et du désir, s'est avérée un véritable phénomène de société en Bolivie libérant la parole de nombreux jeunes qui souffraient de ne pouvoir vivre ouvertement leur préférence sexuelle. Le thème apparaît encore dans Pelo malo (2013) de Mariana Rondón où un jeune garçon aux cheveux frisés veut avoir les cheveux lisses, ce qui déclenche autour de lui une vague d'homophobie. On peut noter que la difficulté à vivre une relation homosexuelle a été traité de manière fantastique dans Contracorriente (2009) de Javier Fuentes-León où un homme peut librement vivre son amour avec... le fantôme de son amant. Fresa y chocolate est sans doute le film qui illustre le mieux cette dimension marginale de l'homosexualité puisqu'il raconte la rencontre et la relation d'amitié que vont nouer Diego, homosexuel cultivé attaché à son pays et David, jeune militant communiste qui le considère d'abord comme un dissident; Un film qui souligne le besoin de tolérance – sexuelle, religieuse, politique – dans la société cubaine.
Perçue comme différente, la communauté LGBT peut aussi se dénommer « queer », un mot anglais signifiant « étrange », « peu commun », « bizarre » ou « tordu ». Le terme souligne bien la marginalisation que subissent les minorités sexuelles et de genres et l'impression d'étrangeté qu'elles suscitent. Au cinéma, cette marginalisation est souvent accentuée par d'autres aspects de la marginalisation sociale. Ainsi, dans Nadie nos mira (Nobody's watching) de Julia Solomonoff, Nico, comédien argentin installé illégalement à New York est un personnage qui n'est jamais à sa place et qui est continuellement traversé de contradictions.
Mais, surtout, nombreux sont les films latino-américains qui traitent de la prostitution homosexuelle. On peut citer Vagón fumador (Taxiboy, 2001) de Verónica Chen, Ronda nocturna (Ronde de nuit, 2004) d'Edgardo Cozarinsky ou encore Desde allá (Les Amants de Caracas) de Lorenzo Vigas qui a reçu le Lion d'or lors de la Mostra de Venise, en 2015.
Cette dimension marginale du thème LGBT explique sans doute que l'on trouve de nombreux films traitant du sujet qui sont aussi des films qui nous plongent dans l'univers de la criminalité. Déjà, en 1974, Antonio Carlos de Fontoura avec A Rainha Diaba mettait en scène un personnage de travesti qui semait la terreur dans les bas-fonds de Rio de Janeiro. On retrouve le même type de personnage dans Madame Satã (2003) de Karim Aïnouz consacré à une célébrité de cette même ville, João Francisco Dos Santos, qui, dans les années 1930, a porté la culture des travestis à des excès spectaculaires. En 2000, sort Plata quemada ( Vies brûlées) de l'Argentin Marcelo Piñeyro : La bande de Los Mellizos est composée du duo Nené et Ángel qui ne sont pas frères mais amants. Ces braqueurs professionnels cherchent une occasion de raviver leur passion avec un mauvais coup... En 2002, c'est Sin destino de Leopoldo Laborde qui propose une curieuse suite de Los olvidados de Buñuel. En 2003, on doit à Héctor Babenco un film qui a pour personnage principal un médecin qui décide mener un programme de prévention contre le sida dans une des plus importantes prisons du Brésil : Carandiru. L'année suivante, Barbet Schroeder raconte, dans La Virgen de los sicarios (La Vierge des tueurs) l’histoire d’un écrivain qui revient dans la ville de Medellin pour y mourir et qui rencontre l’amour en la personne du jeune Alexis, adolescent des quartiers pauvres qui travaille en tant que tueur à gages...
Il faut cependant souligner que le cinéma latino-américain qui traite du thème LGBT propose nombre de films qui sont autant d'hymnes à la sensualité et d'explorations du sentiment amoureux.
Le thème de l'amour fou est ainsi central dans l’œuvre d'un des réalisateurs les plus importants du cinéma LGBT, le Mexicain Julián Hernández. En 2002, ce sera Mil nubes de paz cercan el cielo, amor, jamás acabarás de ser amor; En 2006, il réalise El cielo dividido : Deux jeunes garçons tombent éperdument amoureux l’un de l’autre. L’absolu qu’ils croyaient avoir atteint va peu à peu s’évanouir. On lui doit aussi Rabioso sol, rabioso cielo qui remporte un Teddy Award à la Berlinale de 2009. Un autre film raconte la permanence du sentiment amoureux : Esteros de Papu Curotto ; Amis depuis l’enfance, Matias et Jeronimo vivent ensemble leurs premières expériences sexuelles lors de leur entrée au collège. Le père de Matias, qui n’accepte pas l’homosexualité de son fils, les sépare. Dix ans plus tard, le destin leur permet de se recroiser par hasard…
On retrouve cette exploration du sentiment amoureux dans Comment t'oublier? (2010) de Malu De Martino: La protagoniste y tente de reconstruire sa vie après avoir vécu une longue et intense histoire d'amour. Et, aussi dans Hoje eu quero voltar sozinho (Au premier regard) de Daniel Ribeiro, sorti en 2014 : C’est la fin de l’été à São Paulo. Leonardo, 15 ans, est aveugle. Il aimerait être plus indépendant, étudier à l’étranger, mais aussi tomber amoureux. Un jour, Gabriel, un nouvel élève, débarque dans sa classe. Les deux adolescents se rapprochent et progressivement, leur amitié semble évoluer vers autre chose. Mais comment Leonardo pourrait-il séduire Gabriel et savoir s’il lui plaît puisqu’il ne peut pas le voir ? On compte ainsi de nombreux films qui proposent des analyses délicates des sentiments. Par exemple, dans Praia do Futuro (2014) qui met en scène une relation amoureuse mais aussi une relation fraternelle, Karim Aïnouz explique qu'il voulait « faire un film qui parle de l’affection entre hommes, qui ait des personnages masculins et parle de l’amour entre ces hommes, dans ses différentes formes, ainsi que de thèmes rattachés à la notion de masculinité comme la peur et le courage […] Les trois personnages masculins réunis ici vont créer une sorte de famille. Ce n’est pas une famille où les rôles sont fixes : Donato, le grand frère, est aussi un peu un père pour Ayrton, et son copain, Konrad, qui est fou de moto et de vitesse, joue parfois un peu un rôle de mère. Rien de cela ne se fait de manière claire. C’est une famille d’aujourd’hui, avec une distribution des rôles très fluide, et elle est fondée non pas sur des liens de sang, mais sur des rapports d’affection – la nécessité de repenser certaines notions traditionnelles de notre société est une question que j’ai déjà explorée dans mes autres films. » On peut mentionner enfin un film auto-documentaire du Mexicain Vincent Martorana, Esperando a la Virgen où se mêlent le chagrin amoureux et le pèlerinage à la Virgen de Guadalupe.
Le cinéma latino-américain qui met en lumière la communauté LGBT dénote une appropriation et une affirmation culturelles à partir du point de vue queer.
Ainsi, on trouve dans ce cinéma des adaptations de livres qui ont marqué la littérature du continent. El lugar sin límites d'Arturo Ripstein adapte le roman homonyme du grand écrivain chilien José Donoso ; le scénario a d'ailleurs été réalisé avec l'aide d'un écrivain lui-même homosexuel, Manuel Puig. C'est à ce même écrivain que l'on doit le roman dont est tiré le film El beso de la mujer araña. Plata quemada est inspiré d'un roman de Ricardo Piglia. La Virgen de los sicarios est une adaptation de l'autofiction de Fernando Vallejo...
Toujours dans cette démarche de mettre en avant un héritage culturel, on peut mentionner La Reina de la noche (La Reine de la nuit), sorti en 1994 et réalisé par Arturo Ripstein, qui propose « Une biographie imaginaire de la vie sentimentale de Lucha Reyes », grande chanteuse mexicaine dont le film témoigne de la bisexualité. Il faut aussi signaler Chavela (Chavela Vargas), film américano-hispano-mexicain, réalisé par Catherine Gun et Daresha Kyi et sorti en 2017; un documentaire sur cette autre grande chanteuse mexicaine qui déclara “J’ai du me battre pour être moi-même et pour être respectée. Je suis fière d’assumer que je suis lesbienne. Je n’en parle pas trop, mais je ne nie pas. J’ai du affronter la société et l’Église, qui dit que les homosexuels sont condamnés.” En élargissant le propos de ce dossier, on peut signaler que le cinéma a su mettre en avant des grandes figures de la communauté LGBT latino-américaine comme le film Before Night Falls (Avant la nuit, 2000) du réalisateur américain Julian Schnabel qui revient sur la vie de l'écrivain cubain Reinaldo Arenas.

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