L'Espace
América comprend de nombreux documents pour découvrir le cinéma
d'Amérique latine : films, essais, revues... Ce dossier vous
invite à un parcours dans ces collections.
Le
cinéma latino-américain s’est fait une place dans le monde. Le
palmarès 2019 de Cannes l'illustre bien puisque nombreux sont les
latinos primés cette année : les Brésiliens Kleber Mendonça,
Juliano Dornelles (Prix du jury pour Bacurau) et Karim Aïnouz
(Prix Un certain regard), le Guatémaltèque César Diaz (Caméra
d’or) et le Chilien Patricio Guzmán (Prix de l’œil d’or du
documentaire ex aequo pour La cordillera de los
sueños ).
L'espace
América de la médiathèque de Biarritz, un des pôles d'intérêt
de Biarritz pour le monde latino-américain, se fait, depuis plus de
dix ans, l'écho de cette présence. On peut y trouver les
réalisations de l'Argentin Pablo Trapero ou du Mexicain Carlos
Reygadas qui figurent régulièrement dans les sélections des
festivals internationaux mais aussi la plupart des films primés au
Festival de Biarritz Amérique Latine : ceux qui ont obtenu
l'Abrazo comme Les Acacias de
Pablo Giorgelli, Cartes postales
de Leningrad de Mariana Rondón
ou Interdit d'interdire de
Jorge Duran ; ceux qui ont obtenu le Prix du
jury comme Aquarius de
Kleber Mendonça ou Un monstre
à mille têtes de
Rodrigo Plá ; ou, encore, ceux récompensés par le Prix du
public comme Les nouveaux
sauvages de
Damián Szifron.
Ce
cinéma mérite l'intérêt qu'on lui porte car il est d'une grande
variété : comédie à succès (Les
toilettes du pape de Enrique
Fernández et César Charlone), thriller haletant (7
boxes de Juan Carlos Maneglia
et Tana Schembori), road movie pittoresque (El
camino de San Diego de Carlos
Sorin), film d'animation (Chico &
Rita de Fernando Trueba et
Javier Mariscal), hommage au Réalisme magique (La
cámara oscura de María
Victoria Menis), film historique (Cabeza
de vaca de
Nicolás Echevarría), adaption d’œuvre littéraire (La
vierge des tueurs de
Barbet Schroeder), science-fiction (Sleepdealer d'Alex
Rivera), etc.
L'Espace
América, en plus d'un fonds DVD de fictions qui archive l'histoire
du cinéma d’Amérique latine, comprend un fonds de films
documentaires pour découvrir la culture du continent ainsi que de
nombreuses monographies en espagnol qui permettent d'approfondir ses
connaissances sur les grandes figures, les mouvements, les
chefs-d’œuvres du 7e Art en Amérique Latine.
L'Amérique
latine a participé, tout autant que l'Amérique d'Hollywood, à
l'aventure du 7e art. Dès 1886, on peut assister à des projections
à Rio de Janeiro et, très vite, dans toutes les capitales du
continent. Voici quelques repères documentaires dans l'histoire du
cinéma latino-américain.
Le
Chilien Luis Sepúlveda dans son récit de voyage Dernières
nouvelles du sud raconte l'histoire du premier cinéma
de Punta Arenas, un récit repris dans un film documentaire de Joël
Fargues intitulé Le cinéma du bout du monde.
Le
cinéma accompagnera la Révolution mexicaine des années 1910. On en
trouve des archives émouvantes dans le documentaire México
bárbaro d'Oscar
Menéndez qui reprend le titre d'un récit du Nord-américain John
Kenneth Turner qui participa à ce mouvement insurrectionnel.
Dans
les années 1930, l’arrivée au Mexique du cinéaste soviétique
Eisenstein, réalisateur du fameux film Potemkine,
aura une grande influence sur le cinéma mexicain : il y fondera
d’ailleurs une école. Dans le film Que
viva Eisenstein !, Peter Greenaway
met en scène Eisenstein, fraîchement éconduit par Hollywood et
sommé de rentrer en URSS, arrivant, en 1931, à Guanajuato, pour y
tourner un nouveau film : ¡
Qué viva México !. Une
expérience qui va bouleverser sa vie.
Les
années 1940, sont celles de l'émergence de cinémas nationaux,
notamment le cinéma mexicain qui connaît son apogée et qui est
abondamment documenté dans le fonds América : films d'époque,
monographies sur les acteurs vedettes...
Dans
les années 1950-1960, c'est au Brésil qu'on voit apparaître de
nouveaux réalisateurs qui vont rénover et marquer le cinéma du
continent avec le Cinéma Novo, un mouvement éclectique influencé
par le néoréalisme italien ou la Nouvelle Vague français :
Léon Hirszman, Glauber Rocha, Nelson Pereira dos Santos, Carlos
Diegues et Joaquim Pedro de Andrade.
À
Cuba, la Révolution fonde l’ICAIC, l’Institut cubain des arts et
de l’industrie cinématographiques, dont une des plus belles
réussites sera les Noticieros,
actualités filmées du point de vue révolutionnaire, que l’on
diffusait alors dans les salles de cinéma. Ce fonds de journaux
filmiques inscrit au registre de la mémoire du monde de l’Unesco
est archivé à l’INA.
Les
utopies des années 1960 et la violence politique qui s'abat dans les
années 1970 sur l'ensemble du continent laissent des traces dans le
cinéma de l'époque. En Argentine, ce sera L'Heure
des brasiers de
Fernando Solanas, un des fondateurs et théoricien du Cine Liberación
qui cherche une voie indépendante du cinéma européen ou
hollywoodien et offre, avec ce film, un chef-d’œuvre majeur du
cinéma documentaire. Au Chili, le réalisateur emblématique de la
mémoire de la dictature est Patricio Guzmán à qui on doit un autre
monument du cinéma documentaire latino-americain : La
bataille du Chili.
Avec
le retour de la démocratie dans des pays soumis longtemps à des
régimes dictatoriaux, la fin du XXe siècle voit l'émergence du
cinéma d'Amérique latine comme acteur incontournable de l'histoire
du cinéma.
Si
le cinéma d'Amérique latine connaît désormais une visibilité
internationale, tous les pays ne sont pas représentés. L’Argentine
et le Mexique, nantis d'une longue histoire cinématographique ont
une industrie artistique active et prolifique tandis que d’autres
pays ne font connaître leur production que rarement.
Le
cinéma argentin est le plus connu des cinémas du continent. Il faut
dire que le pays compte avec un des plus prestigieux événements
cinématographiques du Monde : le Festival International du film de
Mar del Plata.
Dans
les années 1980-1990 sont produits des films importants dans
l’histoire du cinéma argentin (L'histoire
officielle de
Luis Puenzo) mais c'est dans la décennie suivante que vont émerger
des cinéastes novateurs, réunis par la critique sous le nom de
Nouveau Cinéma Argentin. Les réalisateurs qui représentent le
mieux cette période sont Lucrecia Martel (La
niña santa , La
Femme sans tête, La
Ciénaga, Zama) et
Lisandro Alonso (Liverpool, Jauja).
On
trouvera dans le fonds América tous les réalisateurs qui font
actuellement parler d'eux comme Carlos Sorin (Bombón
el perro) Santiago Mitre (El
presidente) ou Fabián Bielinsky
(El aura, Les
9 reines).
Le
cinéma mexicain, lui, s'il connaît son heure de gloire dans les
années 1940 est encore un acteur important du cinéma d'aujourd'hui.
Marqué par l’œuvre de Luis Buñuel, ami des Surréalistes, ce
cinéma peut s'enorgueillir de Los
Olvidados ou de La
vie criminelle d'Archibald de la Cruz.
Le
Nouveau Cinéma Mexicain naît dans les années 90. Il aborde les
thèmes de la violence urbaine, de la corruption, de la vie
quotidienne, rend hommage au réalisme magique, fait des incursions
dans le fantastique. Ses représentants sont Alfonso Cuarón, Amat
Escalante, Guillermo del Toro, Alejandro González Iñarritu...
Le
cinéma brésilien s'inscrit dans ce renouveau du cinéma d'Amérique
latine dans les années 1990. Walter Salles en est une des figures
tutélaires.
Pour
le Chili contemporain, la mémoire de la dictature pèse encore (Le
cas Pinochet de
Patricio Guzmán) et c'est avec l’arrivée de la démocratie que le
Cinéma Chilien renaît et parvient à se faire connaître hors de
ses frontières grâce à des réalisateurs comme Andres Wood (Mon
ami Machuca, Violeta
se fue a los cielo), Pablo Larraín
(Tony Manero)
ou Sebastian Silva (Les vieux chats).
Dernier
pays dont on peut évoquer l'historique : le Pérou. Un pays
qui, dans les années 1980, connaît un conflit armé qui fera des
milliers de morts. C'est l'époque d'un cinéma de crise dont
Francisco Lombardi est le représentant le plus connu : La
ciudad y los perros, Tombés
du ciel, Ne
le dis à personne. Aujourd'hui, le
cinéma péruvien, lui aussi, se fait connaître dans le monde entier
grâce à des réalisateurs comme Claudia Llosa (Madeinusa, Fausta).
Depuis
les années 1980, le cinéma d'Amérique Latine a marqué l'histoire
du 7e Art avec des films comme Le
baiser de la femme araignée du
Brésilien Hector Babenco (1985) ou Liste
d'attente du Cubain Juan
Carlos Tabío (2000) mais certains pays du continent n'ont pas encore
de véritable industrie cinématographique.
Quand
on regarde l'histoire du cinéma d'Amérique latine, on remarque
qu'il a été souvent un cinéma mémoriel ou de témoignage voire de
dénonciation et de lutte. Un cinéma politique qui, encore
aujourd'hui, porte un regard critique sur les sociétés
latino-américaines.
On
trouve ainsi, dans le cinéma latino-américain, de nombreux films
qui reviennent sur la violence dictatoriale d'Il pleut sur
Santiago d'Helvio Soto (1975) à Enfance
clandestine de Benjamín Ávila (2012), en passant
par Dans ses yeux de Juan José Campanella
(2010).
Le
cinéma latino-américain, souvent, cherche à rendre tangible la
violence qui régit encore les sociétés du continent.
Par
exemple, celle qui régit les rapports raciaux dans des films aussi
dissemblables que La femme sans
tête de Lucrecia Martel où
la caméra montre comment le maître ne regarde pas le serviteur
indien ou Le violon de
Francisco Vargas qui expose une fable désolante de la violence
militaire qui pèse sur les communautés paysannes mexicaines.
La
violence et la pauvreté, surtout celles qui touchent les enfants et
les jeunes, sont abordés dans de nombreux films : Pixote,
la loi du plus faible d'Hector
Babenco, Rio Ligne
174 de Bruno Barreto ou La
cité de Dieu de Fernando
Meirelles.
Le
cinéma latino-américain offre de poignants portraits féminins :
Jeune femme qui accepte de servir de mule pour s'exiler dans Maria
pleine de grâce de Joshua
Marston ou mère incarcérée bouleversée d'être séparée de son
enfant dans Leonera de
Pablo Trapero.
Le
genre noir s'avère efficace pour raconter la dérive des sociétés
gangrenée par la corruption, c'est ce que montre Pablo Trapero
avec Carancho qui
met en scène les magouilles sordides des sociétés d'assurance,
avec El Clan qui
montre la face sordide d'une famille en apparence ordinaire ou avec
le philosophique El
Bonaerense où un jeune
provincial candide devient un des rouages de la mafia qu'est devenu
le corps de police de la ville de Buenos Aires.
Nombre
de problèmes contemporains sont abordés par le cinéma
latino-américain : la solitude dans la ville (Medianeras de
Gustavo Taretto), la servitude (Workers de
José Luis Valle), les problèmes environnementaux (Même
la pluie de Icíar Bollaín),
l'héritage de la période coloniale (La
terre des hommes rouges de
Marco Bechis), la critique des médias (Telepolis de
Esteban Sapir), l'homosexualité (La
León de Josué Mendez), le
harcèlement à l'école (Después
de Lucía de
Michel Franco), etc.
D'une
grande force narrative, reflet, souvent, d'une société qui ne
parvient pas à s'apaiser, le cinéma d'Amérique latine est un
indicateur pour qui veut comprendre les enjeux du monde d'aujourd'hui
surtout que ses réalisateurs ont souvent le souci de témoigner,
d'archiver et de transmettre.
La
dimension de vérité, de témoignage que l'on trouve dans le cinéma
de fiction latino-américain est encore plus manifeste dans la
production documentaire.
Le
cinéma latino-américain compte d’importants documentaristes :
l’Argentin Fernando Solanas à qui on doit une dénonciation des
causes de la crise économique de 2001 dans son pays (Mémoire
d’un saccage) ou Patricio Guzmán
qui mêle essai, chronique, poésie dans ses dernières
réalisations : Nostalgie
de la lumière (2011), Le
bouton de nacre (2015). On
peut citer aussi le travail de la Chilienne Carmen Castillo qui
revient dans ses films sur le coup d’Etat de 1973 : Rue
Santa Fe, La
flaca Alejandra ou celui de
Joaquim Pedro de Andrade qui examine la nouvelle capitale brésilienne
juste construite : Brasilia :
contradictions d’une ville nouvelle.
Que
ce soit avec des mémoires sur une enfance cubaine comme dans Le
rideau de sucre de Camila
Guzmán ou dans la chronique auto-documentaire pleine d'ironie et de
tendresse de Dario Aguirre (El grill
de César), on
retrouve dans les films documentaires latino-américains le même
souci de témoigner et d'archiver.
Parmi
les réalisations actuelles, on remarquera le travail du Colombien
Nicolás Rincón Gille sur la mémoire orale du conflit armé dans le
monde paysan (Ceux qui attendent dans l’obscurité)
ou le documentaire du Brésilien Cesar Paes et de sa femme
Marie-Clémence qui raconte par la musique la migration des paysans
du Nordeste à Sao Paulo (Saudade do futuro).
Les
thèmes traités peuvent être des problèmes de société ou des
aspects culturels. Ainsi, Les
enfants héritiers (Los
Herederos) d’Eugenio Polgovsky
montre sans commentaire le labeur quotidien des enfants paysans du
Mexique. Avec Bagatela,
Jorge Caballero démonte les rouages de la justice dans son pays, la
Colombie. Dans Métal et
mélancolie, la réalisatrice Heddy
Honnigmann suit les taxis improvisés qui sont apparus à Lima lors
de la crise économique. Le film L’école
de la vie de la Chilienne
Maite Alberdi nous plonge dans l’intimité d’une bande de copains
trisomiques. Le jour où j’ai
vu l’homme blanc de Maria
Corrêa et Kumaré Ikpeng raconte le premier contact avec les blancs
avec les Indiens Ikpeng. Et, avec Le
voyage des derniers descendants de Daguerre,
le Colombien José Maria Tapías-Ospina dresse un portrait attachant
des derniers photographes ambulants de son pays.
S’il
est difficile d’acquérir les œuvres des documentaristes
latino-américains, le fonds América propose de nombreux films
documentaires qui traitent du continent, de son histoire, de ses
sociétés, de ses musiques, de ses artistes majeurs…Voici une
petite sélection :
-Des
portraits d’auteurs : Francisco
Coloane d’Olivier
Guiton ou Álvaro Mutis :
les éléments du désastre d’Yves
Billon et Mauricio Martínez-Cavard.
-Des
portraits d’artistes : Je
suis unique - Fernando Botero de
Mauricio Mártinez-Cavard ou De
Armas, le dernier Taïno de
Santi Zagarra.
-De
nombreux documentaires musicaux : Son
cubano, une
histoire de la musique cubaine de
Dominique Roland et Jean-Christophe Hervé ; Caminos
barrocos d’Olivier
Simonnet qui constitue un des aboutissements de la recherche sur la
musique missionnaire importée par les jésuites sur le
continent ; Les troubadours
de la Révolution mexicaine d’Yves
Billon et Henri Lecomte ; Martha
Argerich, conversation nocturne de
Georges Gachot ; No habrá
revolución sin canción de
Mélanie Brun qui propose une histoire politique musicale du
Chili ; Astrid Hadad, la
môme Téquila ! d’Aurélie
Sémichon et Pierre Favre, savoureux portrait d’une artiste bien
décidée à s’attaquer aux clichés culturels de son pays ;
Ou, encore, Saravah de
Pierre Barouh, véritable document d’archive puisqu’on y
rencontre ceux qui vont marquer la musique brésilienne : Baden
Powell, Maria Bethania, etc.
Documents
à consulter
DVD
- Interdit d'interdire de Jorge Duran (DFL, 2015)
- Les Acacias de Pablo Giorgelli (Arte France Developpement, 2012)
- Cartes postales de Leningrad de Mariana Rondón (Albarés, 2008)
- Aquarius de Kleber Mendonça (Cinemascopio Produçaoes Cinematograficas, 2016)
- Un monstre à mille têtes de Rodrigo Plá (Memento Films distribution, 2015)
- Les toilettes du pape d'Enrique Fernández et César Charlone (MK2, 2009)
- 7 boxes de Juan Carlos Maneglia (Magnelia, 2012)
- Cabeza de vaca de Nicolás Echevarría (Producciones Iguana)
- El camino de San Diego de Carlos Sorin (Guacamole Films, 2006)
- Chico & Rita de Fernando Trueba et Javier Mariscal (Estudio Mariscal, 2010)
- La vierge des tueurs de Barbet Schroeder (Les fils du losange, 1999)
- Sleepdealer d'Alex Rivera (Pathé Distribution, 2009)
- La cámara oscura de María Victoria Menis (Blaq Out, 2012)
- Les nouveaux sauvages de Damián Szifron (El Deseo, 2014)
- Mundo grúa de Pablo Trapero (Les films du Paradoxe, 1999
- Voyage en famille de Pablo Trapero (Matanza Cine, 2004)
- Nacido y críado de Pablo Trapero (Axiom Films, 2006)
- Post Tenebras Lux de Carlos Reygadas (Blaq Out, 2013)
- Japón de Carlos Reygadas (Arte France Développement, 20003)
- Le cinéma du bout du monde de Joël Fargues (CNC)
- México bárbaro d'Oscar Menéndez (Ediciones Pentagrama)
- Que viva Eisenstein ! De Peter Greenaway (Pyramide, 2015)
- Viva México : Maria Candelaria, La Perla, Enamorada, Salon Mexico, Macario (Albarés)
- Léon Hirszman (Doriane Films)
- Antonio Das Mortes de Glauber Rocha (FSF, 20007)
- Histoires croisées de Alice de Andrade (CNC)
- Joaquim Pedro de Andrade (Filmes do Serro, 2007)
- La bataille du Chili de Patricio Guzmán (Editions Montparnasse, 2004)
- Fernando Solanas : L'heure des brasiers, Les fils de Fierro,Tangos, l'exil de Gardel, Le sud, Le voyage, Le nuage, Mémoire d'un saccage, la dignité du peuple ( Blaq Out)
- L'âge d'or du cinéma cubain de Ramon Suarez (Zarafa Films)
- L'histoire officielle de Luis Puenzo (Pyramide Vidéo)
- La Ciénaga de Lucrecia Martel (Lita Stantic, 2001)
- La niña santa de Lucrecia Martel (Arte France, 2005)
- Lisandro Alonso (Potemkine films, 2010)
- Jauja de Lisandro Alonso (Blaq Out, 2015)
- Bombón el perro de Carlos Sorin (TF1 Vidéo, 2006)
- El presidente de Santiago Mitre (Arte France Cinéma, 2017)
- Les 9 reines de Fabian Bielinsky (Patagonik Film, 2000)
- El aura de Fabian Bielinsky (Patagonik Films, 2005)
- La vie criminelle d'Archibald de la Cruz de Luis Buñuel (FSF)
- Los olvidados de Luis Buñuel (FSF, 2001)
- Un Buñuel mexicain d'Emilio Maillé (CNC)
- Rudo et Cursi de Alfonso Cuarón (SND, 2010)
- Los bastardos d'Amat Escalante ( TF1 Vidéo, 2009)
- Heli d'Amat Escalante (Blaq Out, 2014)
- Cronos de Guillermo del Toro (Metropolitan Filmsexport, 2003)
- Amours chiennes d'Alejandro González Iñarritu ((Zeta Films, 2000)
- 3 films de Walter Salles ( Diaphana Edition Vidéo, 2006)
- Mon ami Machuca de Andres Wood (Paradis Distribution, 2005)
- Violeta se fue a los cielo de Andres Wood (Blaq Aout, 2011)
- Tony Manero de Pablo Larraín (Blaq Out, 2012)
- Les vieux chats de Sebastian Silva ( Memento Films, 2012)
- Madeinusa de Claudia Llosa ( Albarès Production, 2008)
- Fausta de Claudia Llosa (Jour2fête, 2009)
- Le baiser de la femme araignée d'Hector Babenco (Independent Cinema Restoration Archive)
- Liste d'attente de Juan Carlos Tabío (France Télévision, 2001)
- Il pleut sur Santiago d'Helvio Soto (Les Films Marquise, 1975)
- Enfance clandestine de Benjamín Ávila (Pyramide, 2013)
- Dans ses yeux de Juan José Campanella (Pretty Pictures, 2010)
- La femme sans tête de Lucrecia Martel (Arte Vidéo, 2010)
- Le violon de Francisco Vargas (Camara Carnal Films, 2006)
- Pixote, la loi du plus faible d'Hector Babenco (HB Films, 2006)
- Rio Ligne 174 de Bruno Barreto (Paradis Distribution, 2009)
- La cité de Dieu de Fernando Meirelles (SND, 2004)
- Maria pleine de grâce de Joshua Marston (TF1 Vidéo)
- Leonera de Pablo Trapero (MK2, 2009)
- Carancho de Pablo Trapero (Ad Vitam, 2011)
- El Clan de Pablo Trapero (Diaphana Edition Vidéo, 2016)
- El Bonaerense Pablo Trapero (Wild Bunch, 2002)
- Medianeras de Gustavo Taretto (Jour2fête, 2011)
- Workers de José Luis Valle (Blaq Out, 2014)
- Même la pluie de Icíar Bollaín (SND, 2011)
- La terre des hommes rouges de Marco Bechis (Paradis Distribution, 2009)
- Telepolis de Esteban Sapir (MK2, 2009)
- La León de Josué Mendez (MK2, 2008)
- Después de Lucía de Michel Franco (Bac Vidéo, 2012)
- Mémoire d’un saccage de Fernando Solanas (Ad Vitam, 2004)
- Nostalgie de la lumière de Patricio Guzmán (Pyramide Vidéo, 2011)
- Le bouton de nacre de Patricio Guzmán (France 3 Cinéma, 2015)
- Rue Santa Fe/La flaca Alejandra de Carmen Castillo (Ina, 2008)
- Brasilia : contradictions d’une ville nouvelle de Joaquim Pedro de Andrade (CNC)
- Le rideau de sucre de Camila Guzmán (Epcientre Films)
- El grill de César de Dario Aguirre (CNC, 2003)
- Ceux qui attendent dans l’obscurité de Nicolas Rincon Gille (Bpi)
- Saudade do futuro de Cesar et Marie-Clémence Paes (Laterit Productions)
- Les enfants héritiers d’Eugenio Polgovsky (Bpi)
- Bagatela de Jorge Caballero (Bpi)
- Métal et mélancolie de Heddy Honnigmann (Bpi)
- L’ école de la vie de Maite Alberdi (DVD Docks 66, 2018)
- Le jour où j’ai vu l’homme blanc de Maria Corrêa et Kumaré Ikpeng (Zarafa Films)
- Le voyage des derniers descendants de Daguerre de José Maria Tapias-Ospina (CNC, 2001)
- Francisco Coloane d’Olivier Guiton (Bpi)
- Álvaro Mutis : les éléments du désastre d’Yves Billon et Mauricio Martínez-Cavard (Zarafa Films)
- Je suis unique -Fernando Botero de Mauricio Mártinez-Cavard (Zarafa Films)
- De Armas, le dernier Taïno de Santi Zagarra (Zarafa Films)
- Son cubano, une histoire de la musique cubaine de Dominique Roland et Jean-Christophe Hervé (KS Visions, 2003)
- Caminos barrocos d’Olivier Simonnet (Le Couvent France, 2012)
- Les troubadours de la Révolution mexicaine d’Yves Billon et Henri Lecomte (Zarafa Films)
- Martha Argerich, conversation nocturne de Georges Gachot (Bpi)
- No habrá revolución sin canción de Mélanie Brun qui propose une histoire musicale du Chili (Bpi)
- Astrid Hadad, la môme Téquila ! d’Aurélie Sémichon et Pierre Favre (Real Productions, 2001)
- Saravah de Pierre Barouh (Frémaux et associés)
Livres
- Por qué hacemos cine : 50 testimonios de directores de Latinoamérica y España (Ajuntament de Lleida, 1997)
- Tradición y modernidad en el cine de América Latina de Paulo Antonio Paranaguá. (Fondo de Cultura Económica de España, 2003)
- La otra América : Directoras de Cine de América Latina y el Caribe (horas y HORAS, 2002)
- Historia General del cine-Volumen X- Estados Unidos (1955-1975). América Latina (Edicones Catedra, 1996)
- Amor y traición : Cine y literatura en América Latina de María Lourdes Cortés (Editorial de la Universidad de Costa Rica, 1999)
- Tierra en trance : El cine latinoamericano en 100 películas de Alberto Elena et Marina Díaz López ( Alianza editorial, 1999)
- Cine o sardina de Guillermo Cabrera Infante (Suma de Letras, 2004)
- Cine y literatura de Horacio Quiroga (Losada, 2007)
- Obras completas - Letra y solfa. Cine de Alejo Carpentier (Siglo XXI editories, 1990)
- Me alquilo para soñar de Gabriel García Márquez (Escuela Internacional de Cine y Televisión, 1997)
- Dernières nouvelles du sud de Luis Sepúlveda et Daniel Mordzinski (Métailié, 2011)
- Crónica del cine mudo mexicano de Gabriel Ramírez (Cineteca Nacional, 1989)
- Del muro a la pantalla : S.M. Eisenstein y el arte pictórico mexicano de Eduardo de la Vega Alfaro (Instituto Mexiquense de Cultura)
- Todas mis guerras de María Féliz (Editorial Clío, 1993)
- Dolores del Río : Un cuento de hada de David Ramón (Editorial Clío, 1997)
- Pedro Armendáriz : México en el alma de Gustavo García (Editorial Clío, 1997)
- Cantinflas : Amo de las carpas de Miguel Ángel Morales (Editorial Clío, 1996)
- Cine Mexicano de Jorge Alberto Lozoya ( Lunwerg, 1992)
- Glauber Rocha : del hambre al sueño (Fundación Eduardo F. Constantini /Malba, 2004)
- Carteles cubanos de cine : Homenaje a Muñoz Bachs (ICAIC, 2004)
- Cine cubano de los sesenta : mito y realidad de Juan Antonio García Borrero (Ocho y medio, Libros de cine, 2007)
- Breve historia del cine argentino de César Maranghello (Laertes S.A. De Ediciones, 2005)
- Nuevo cine mexicano de Gustavo García et José Felipe Coria (Editorial Clío, 1997)
- Rutas del cine mexicano : 1990-2006 de Carla González Vargas (Landucci S.A.)
- Luz, cámara, transición : El rollo del Cine Chileno de 1993 al 2003 de Antonella Estévez (LOM, 2005)
- Cine argentino en democracia : 1983-1993, compilation de Claudio España (Fondo Nacional de las artes, 1994)
- Entre fauces y colmillos : Las películas de Francisco Lombardi (Festival de Cine de Huesca, 1997)
- Histoire et Sociétés de l'Amérique latine : Dossier Cinéma et Histoire (Aleph, 2001/2)
- La memoria filmada : América Latina a través de su cine de Asociación Intrahistoria y oralidad (IEPALA, 2002)
- La herética del cine mexicano de Jorge Ayala Blanco (Editorial Oceano de México, 2006)
- 50 años de soledad : De los Olvidados (1950) a La Virgen de los sicarios (2000) de Rodomiro Spotorno (Fundación Festival de Cine Iberoamericano de Huelva, 2001)

Commentaires
Enregistrer un commentaire